Définitions : de quoi parle-t-on ?
Le handicap psychique, lié à des troubles psychiques persistants
Le handicap psychique recouvre les conséquences des troubles psychiques (maladies mentales comme la schizophrénie, le trouble bipolaire, des formes graves de dépression, certains troubles anxieux sévères…) qui perturbent durablement le fonctionnement quotidien d’une personne. Cela ne se réduit pas à avoir « une mauvaise passe » ou à traverser une période de stress : il s’agit d’une altération après l’adolescence, souvent d’évolution fluctuante, entraînant des difficultés de concentration, de gestion des émotions, d’organisation, de relations sociales ou d’accès à l’autonomie, même si l’intelligence reste préservée.
Selon l’UNAFAM, le handicap psychique concerne environ 1,5 million de personnes en France (UNAFAM). Ces troubles apparaissent souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, touchant sur le département du Rhône potentiellement plus de 30 000 personnes (proportion ramenée à la population locale).
Le handicap mental, un développement intellectuel altéré dès l’enfance
Le handicap mental, ou « déficience intellectuelle », s’exprime par une limitation significative du fonctionnement intellectuel et des capacités d’adaptation. Ici, la cause se situe soit avant la naissance, soit très tôt dans la vie (péri-natalité, enfance). La personne rencontre des difficultés d’apprentissage : comprendre, raisonner, mémoriser… mais aussi développer son autonomie dans la vie quotidienne. Les exemples les plus connus sont la trisomie 21 ou certains syndromes génétiques.
La Fédération des APAJH estime qu’environ 700 000 personnes sont concernées par un handicap mental en France (APAJH).