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de personnes malades handicapées psychiques

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Maladies psychiques, tous concernés

Schizophrénie, trouble bipolaire, état dépressif profond, troubles obsessionnels compulsifs...

Les troubles psychiques se situent au 3e rang des maladies les plus fréquentes en France, touchant 6 % de la population, sans distinction d’âge, de sexe ou de milieu social. Ils sont la première cause d’invalidité et d’arrêts maladie de longue durée et sont associés à une forte mortalité (12 000 suicides par an).

Dans le département du Rhône, 45 000 personnes souffrant de maladie psychique ont été diagnostiquées.

Maladies psychiques, tous concernés

Handicap psychique ou handicap mental ?

Longtemps confondu avec le handicap mental, le handicap psychique se distingue du handicap mental de la façon suivante :

• le handicap mental résulte le plus souvent de pathologies identifiables (traumatisme, anomalie génétique, accident cérébral). Il associe une limitation des capacités intellectuelles qui n’évolue pas, une stabilité dans les manifestations des symptômes, et une prise de médicaments très modérée.

• le handicap psychique, secondaire à la maladie psychique, reste de cause inconnue à ce jour. Les capacités intellectuelles sont indemnes et peuvent évoluer de manière satisfaisante. C’est la possibilité de les utiliser qui est déficiente. La symptomatologie est instable, imprévisible. La prise de médicaments est le plus souvent indispensable, associée à des techniques de soins visant à pallier, voire à réadapter, les capacités à penser et à décider.

Le handicap psychique est la conséquence de diverses maladies :
- les psychoses, et en particulier la schizophrénie
- le trouble bipolaire
- les troubles graves de la personnalité
- certains troubles névrotiques graves comme les TOC (troubles obsessionnels compulsifs)
- la maladie autistique

Ces maladies surviennent le plus souvent à l’adolescence ou à l’âge adulte. Elles entrainent des difficultés de relation à soi et aux autres, un repli sur soi ou un isolement , des troubles du comportement, du jugement et de l’attention, des difficultés à mettre en œuvre ses capacités intellectuelles bien qu’elles ne soient pas affectées.

Le handicap psychique a été reconnu par la loi du 11 février 2005 dite loi sur le handicap. Elle permet aux personnes malades, et à leur entourage, de sortir d’une longue période ou la maladie et le handicap n’étaient pas reconnus.

« Au départ, face à la brutalité de l’irruption des troubles, on ne comprend pas ce qui arrive. Surtout que, dans notre cas, le démarrage a été fulgurant. C’est l’effroi. Je compare l’entrée dans la maladie à une attaque, ou un traumatisme crânien. Notre enfant a été fauchée par la vie comme par un accident de la route. D’un seul coup tout s’effondre et après, il faut des années pour, peut-être, se reconstruire. »

Christine
Mère d’une jeune femme atteinte de schizophrénie

Une méconnaissance de la maladie

Malaise, rejet, peur, déni… La vision du grand public sur ces maladies est bien souvent empreinte de préjugés, véhiculés notamment par le cinéma et la littérature ou par les faits divers à fort impact médiatique. Pourtant les statistiques montrent que les personnes souffrant de schizophrénie par exemple ne sont pas plus dangereuses ou violentes que les autres puisqu’elles représentent seulement 3 à 5 % des actes de violence faite à des tiers. Au contraire, ces personnes sont très vulnérables et retournent souvent cette violence contre elles-mêmes (20 à 50 % commettent des tentatives de suicide au cours de leur vie).

« Les gens fuient ma sœur, au prétexte qu’elle n’est pas conforme. Dans sa vie, c’est le no man’s land. Il y a eu un vrai tri dans ses amis. Et même les miens : j’ai rompu avec 80% d’entre eux, après ce qui lui est arrivé. Je les considère comme des déserteurs. Depuis, j’ai encore plus conscience de l’importance de la loyauté, de la fidélité. Dans ces moments-là, on est peut-être un peu moins patient, aussi, avec les autres. »

Isabelle
Sœur

« Au contraire, il faut relever les épaules, avec dignité. La maladie psychique n’est pas honteuse, nous n’en sommes pas responsables. Toutes ces difficultés, on n’en entend pas parler ailleurs, juste entre nous. Il faut faire connaître cette réalité. Dès que l’on prononce le mot, tout le monde a peur. Les gens n’y connaissent rien. Il faut démystifier la maladie. »

Fanny
Epouse

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